Alimentation: Bien manger ce qu'il faut savoir

Publié le 14/02/2019

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Selon une étude néerlandaise, un régime riche en protéines animales augmenterai les risques de développer la stéatose hépatique ou NASH, plus communément appelée la maladie du foie gras. 

Cette maladie débouche principalement sur une cirrhose hépatique, provoquant une variation de la taille du foie, la perte de poids et d’appétit, des douleurs, la jaunisse…

Cumulé avec une surcharge pondérale, la consommation de protéines animales joue un rôle dans cette maladie, indépendamment d’autres facteurs risques.

 Plus surprenant : "Cette association est également indépendante de l'apport calorique total", ajoute la docteure Darwish Murad, co-auteure de l'étude, interviewée par Reuters. En effet, les participants qui ne souffraient pas de NASH avalaient plus de calories que les autres, alors que la quantité de celles provenant d'aliments riches en protéines était identique chez les deux groupes. Ce qui constitue une preuve de plus que la viande, blanche ou rouge, grasse ou maigre, joue un rôle crucial dans l'apparition de la maladie.

"La viande contient des graisses saturées, en particulier la viande rouge, ce qui induit la maladie du foie gras, et la viande transformée [rouge comme blanche] peut entraîner une inflammation et une résistance à l'insuline, qui contribuent également à la maladie", indique la chercheuse Shira Zelber-Sagi. Selon les chercheurs, la clé pour prévenir la NASH serait donc d'opter pour un régime varié type régime méditérannéen limité en viande rouge ou transformée

Pas de panique donc, vous pouvez continuer de manger de la viande, restez vigilants sur les quantités, les fréquences et la qualité de votre viande.

Au fait, dans quoi trouvons nous les protéines animales ?

Dans les viandes, volailles, poissons, oeufs, produits laitiers (lait de vache ou brebis, yaourts, fromage blanc, fromages), y compris à 0%. 

Pourquoi il en faut :

Elles apportent en une seule portion 9 acides aminés essentiels, ces éléments protéinés que l’organisme ne sait pas fabriquer. On dit qu’elles sont de haute valeur biologique. De plus, très bien assimilées par l’organisme, les protéines animales abritent plusieurs vitamines et notamment de la B12, nécessaire au tonus physique et intellectuel et absente des protéines végétales.

Attention: 
Toutes ne se valent pas. Pour se protéger des maladies cardio-vasculaires, du diabète voire de certains cancers, les viandes grasses sont celles à éviter un maximum (entrecôte, côtelette de porc, d’agneau...) et privilégier les volailles sans peau, les poissons, le steak haché à 5% de MG, les oeufs (surtout le blanc) et les laitages nature. Et être raisonnable car en excès, les protéines animales acidifient l’organisme et favorisent les états inflammatoires et la fatigue. Elles occasionnent  aussi un surcroît de travail pour les reins qui doivent éliminer le surplus.

Chaque jour, jongler entre plusieurs sources pour atteindre le bon quota de protéines animales. Sachant que 100g de poisson ou de steak haché représentent 25 à 30g de protéines, 2 oeufs pour 15g et 100g de fromage blanc nature 0% pour 7g.

En fonction de vos besoins (propres à chacun, pour connaitre le votre consultez un professionnel de la nutrition) vous pouvez donc alterner les protéines animales et les protéines végétales.

Comme toujours, limiter un excès sans vous frustrer, mieux vaut manger un steack de temps en temps que craquer pour une semaine d’entrecôtes !

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